Du 5 au 8 décembre aura lieu la Fête des Lumières à Lyon. Dès 18 heures, des spectacles illumineront la ville, dans tous les arrondissements. Fil conducteur des rendez-vous phares de l'édition 2008 : "l'enchantement".
Les techniques les plus sophistiquées de mise en lumière seront mises au profit de la magie de l'évènement, créant des tableaux de lumière.
Comme à l'accoutumée, les grands monuments de la ville bénéficieront d'un éclairage spécifique : la cathédrale Saint-Jean, les Jacobins envahis par des poissons multicolores, la façade des Célestins transformée en scène de théâtre. Sur la place Bellecour, des graffeurs s'essayeront à la calligraphie lumineuse, sous l'objectif du photographe Guillaume J. Plisson.
Grande nouveauté, cette année, le passage obligé par les Berges du Rhône. L'animation Déambulations Abyssales entraînera les visiteurs dans un parcours de 1,2 km jusqu'au parc de la Tête d'Or à la rencontre de monstres marins, d'algues géantes et autres créatures. Il s'agit d'une quête de l'Atlantide qui mènera les plus téméraires vers le plus grand des trésors : leur âme d'enfant.
Pour la première fois également, le Palais du Commerce brillera de mille feux. Ce sont en effet plus de mille lumignons d'une nouvelle génération qui scintilleront sur les fenêtres et les balcons de la façade sud de ce bâtiment du XIXème siècle, du 5 au 8 décembre.
La lumière à Lyon est aujourd'hui une évidence : tout promeneur nocturne remarquera combien elle est devenue une composante essentielle de l'architecture lyonnaise, en révélant ses trésors sans les dénaturer.
Forte de son expérience, Lyon a pris l'initiative en 2002 de créer LUCI (Lighting Urban Community International) un réseau mondial qu'elle préside et qui rassemble des villes comme Turin, Glasgow, Liège, Montréal, Shanghai ou Jéricho.
En plus de la Fête, le Plan Lumière, associé à l'excellence des compétences lyonnaises, a fait de Lyon un pôle majeur dans le domaine de la « conception lumière » et de l'éclairage urbain, éphémère ou pérenne. L'aspect développement durable dans l'éclairage urbain est également devenu fondamental : désormais, il faut éclairer mieux en consommant moins. De ce point de vue, la Fête des Lumières est exemplaire, avec 0,1 % de la consommation annuelle d'énergie de l'éclairage urbain de la ville.
Chaque année, la Fête est également l'occasion de pérenniser une mise en lumière. Cette année, il s'agira du lycée de Saint-Just, dont l'éclairage viendra compléter et achever le paysage nocturne de la colline de Fourvière. Cet éclairage s'inscrit naturellement dans le Plan Lumière et son volet développement durable. Le matériel utilisé est constitué de diodes d'une durée de vie beaucoup plus longue que du matériel classique. La production d'énergie par centrale solaire photovoltaïque, intégrée sur le toit du self-service, finance les consommations énergétiques engendrées.
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